28/08/2016

Editos

"Je suis heureux et fier d'apporter mon soutien à François Fillon, candidat à la Présidence de la République"

  Discours  Sablé sur Sarthe, dimanche 28 aout 2016

 Mes chers amis,

Le dernier dimanche d’aout est depuis 4 ans maintenant le rendez-vous annuel que nous donne François Fillon pour nous retrouver après la trêve estivale ici dans la Sarthe, sa terre.

Et celui-là, vraiment, je ne pouvais pas le manquer !   

La campagne des primaires est désormais engagée.

La compétition qui désignera celui ou « celle » qui sera notre représentant, de la droite et du centre, à l’élection présidentielle est lancée.

Chaque candidat développera son projet, livrera ces orientations et le calendrier de la réforme. Ce sera l’heure du choix,  certains l’ont déjà fait, d’autres auront à se déterminer, ils le feront en conscience, sachant que ce rendez-vous avec la France, ce rendez-vous pour la France nous ne pouvons le rater.

Le président qui sera élu en 2017 devra en toute priorité réhabiliter la fonction présidentielle et l’exercer.

Et en premier lieu retrouver un État  puissant, source d’autorité.

Les derniers cafouillages, de Notre-Dame des Landes à Calais, de « Nuit debout » aux scènes de guérillas urbaines, ont participé au sentiment de délitement de l’autorité de l’État. C’est ce que pensent    nos compatriotes quand moins de 30% des Français considèrent aujourd'hui que l'État et les pouvoirs publics font preuve de suffisamment d'autorité.

Quel échec !

Cette perte d’autorité de l’État est devenue insupportable, à la France et aux  Français.

Et pour la France, elle mine sa crédibilité.

Comment prétendre jouer le jeu des grandes puissances sur la scène internationale quand la presse étrangère se fait l’écho de l’impuissance d’un État incapable de faire cesser la pagaille qui a régné au moment de l’Euro de football, quand le New York Times met à sa Une la photo de CRS confrontés à des manifestants ?

Comment lutter efficacement contre le terrorisme et assurer la sécurité des Français quand l’État a tant tardé à organiser efficacement nos services de renseignement. Quand nos forces de l’ordre sont exsangues de fatigue à force de ne rien prioriser ?

La France, si elle laisse saper les fondements de son autorité, risque de perdre la maîtrise des territoires. Nul besoin de remonter bien loin dans l’histoire pour en apercevoir le spectre : la crise des banlieues de 2005 et ce que sont devenus aujourd’hui « les territoires perdus de la République » où les zones de non-droit se sont installées, où les voyous règnent en maitres devant une population désabusée.   

Les Zadistes des Pays-de-la-Loire illustrent localement ce délitement de l’autorité.

Pour les Français, cette perte de confiance en l’autorité de l’État est source d’anxiété. Quand on craint pour sa sécurité ou celle de ses enfants, on ne vit ni libre ni heureux.

Je suis personnellement blessé quand certains de nos compatriotes finissent par choisir de s’installer ailleurs quand ce n’est pas l’exil.

Nous, parti des Républicains, avons le devoir de restaurer l’autorité de l’État. Car, si les populismes se nourrissent du désordre, c’est l’État de droit qui protège la démocratie et les citoyens.

Les populistes confondent avec perfidie et cynisme : autorité de l’État et État autoritaire.     

Pour restaurer cette autorité, je vois quatre urgences :

En tout premier lieu, la fonction présidentielle.

La Vème République a été conçue pour être représentée par un homme fort, chef  des armées, garant de la continuité de l’État et arbitre entre les pouvoirs.

À ceux qui, par ignorance ou par calcul, voudraient ébranler cet édifice, je dis : mesurez toute l'irresponsabilité qu'il y aurait à brader ce qu'il y a de plus solide dans nos institutions !

 

Le président de la République doit s’appuyer sur des forces de sécurité et une justice en capacité de faire respecter l’État de droit. C’est la seconde urgence.

Un État fort c’est une police et une gendarmerie guidées par des objectifs clairs et soutenues par une volonté politique. Les forces de l’ordre, gardiennes de la paix, je le disais à l’instant ont besoin de clarté dans les instructions données.

Un État fort, c’est un État qui fait respecter partout les lois de la République et qui s’oppose à tous les communautarismes qui s’attaquent  à nos valeurs.

Nous avons trop longtemps renoncé et toléré un Islam radical qui a rusé avec notre droit et refusé de s’approprier notre histoire.

Et quand l’autorité de l’État vacille, c’est la radicalité  qui s’impose.

Il faut maintenant que l’Islam modéré, qui respecte la République et ses règles, celui qui met le respect de nos lois avant le respect de la foi s’impose et nous devons l’aider.

L’islam en France doit maintenant faire place à l’Islam de France !

Nous devons retrouver un État  qui se porte garant de la cohésion Nationale et non un ferment de division et de fragmentation sociale, religieuse, ethnique ou territoriale !

Un État fort c’est aussi un État qui a les moyens de faire respecter la loi.

Or le service public de la justice est en péril. Comment tolérer que des prévenus soient relâchés avant leur comparution devant le juge faute de pouvoir les transporter du centre de détention au tribunal ?

L’autorité de l’État devra enfin s’imposer pour remettre de l’ordre dans nos finances publiques qui sont exsangues. Cette troisième urgence est essentielle car elle est la condition de notre indépendance.

Il faudra nous désendetter, donner plus de liberté à nos entreprises pour plus de flexibilité, plus de croissance et plus d’emplois. Mais il faudra être  attentif à la nécessité de réinventer un dialogue social du 21ème siècle, indispensable à notre cohésion sociale.

Enfin, le prochain président de la République devra faire preuve d’autorité pour réduire la fracture territoriale que connait notre pays.

Une France, que j’appelle « France d’à côté », celle qui souffre en silence. Des villages, des cités en province sont aujourd’hui, plus démunis, plus dépourvus de services sociaux, que la banlieue de Paris ou de Lyon. Oui, il nous faudra redonner espoir à cette France-là, cette France négligée, qui se sent oubliée, méprisée comme si n’existaient que seules quelques régions et métropoles puissantes qui porteraient seules l’avenir de notre pays.

 Mes chers Amis,

L’Histoire de France, nous en avons un récit, il nous faut en dessiner l’avenir. Une fois l’autorité de l’État restaurée, notre pays fera de nouveau résonner sa voix en Europe et dans le monde, au service des grandes valeurs dont nous avons à faire fructifier l’héritage.

L’Europe traverse une crise parmi les plus graves de son Histoire depuis la guerre froide.  

Il ne s’agit pas d’être pour ou contre l’Europe. La France est en Europe. On ne peut pas être contre le continent auquel on appartient.

Il s’agit de savoir ce qu’on veut faire de l’Europe.

La solidarité des nations européennes ne doit pas signifier uniformisation, effacement de notre personnalité et de notre culture, dévalorisation de notre Histoire, mépris de nos intérêts.

L’Europe que nous voulons signifie projets, dynamisme, ambitions partagées dans lesquels les Parlements nationaux doivent enfin trouver leurs places.

Le futur Président de la République devra faire cesser cette guerre stérile entre fédéralistes et souverainistes et rassembler autour d’un seul objectif : relancer le projet européen pour en assurer  sa survie.

Être gaulliste et nous le sommes désormais tous un peu, c’est croire que la Nation française constitue un héritage à partager qu’il nous appartient de faire vivre et de transmettre au travers d’un récit national de nouveau enseigné. Seuls la volonté et le courage politique nous permettront d’y parvenir et de redonner ainsi espoir à des millions de Français.

 Mes chers amis,

 Ce quinquennat restera dans l’histoire comme « un quinquennat pour rien ». 

La situation de la France s’est aggravée, ce gouvernement aura  inventé l’overdose fiscale, et aucune réforme susceptible de  remettre notre pays  sur la voie du redressement, de la croissance et de l’emploi n’a été réalisée, la voix de la France est devenue quasi inaudible sur la scène internationale. La diplomatie française au Moyen-Orient en est l’exemple le plus frappant.

Nous assistons enfin au crépuscule de ce quinquennat. 

Il est donc grand temps d’écrire une nouvelle page de notre histoire. Cette nouvelle page, je sais qu’un homme a la capacité, la détermination, le projet pour en être l’auteur.

Cet homme, c’est François Fillon.

Nous avons longtemps cheminé ensemble et livré bien des combats. Il est le point d’équilibre entre  la modération des hommes de l’ouest et la fougue et le courage des coureurs automobiles.

Il a su montrer par le passé sa capacité à réformer et ne jamais reculer devant l’obstacle.

Il a su faire la démonstration qu’il est un homme d’État !

À vous qui êtes aujourd’hui à Sablé, je veux vous dire que ces trois mois qui nous séparent de la primaire doivent être des mois d’action et d’engagement. Le RDV d’avril et mai 2017 est essentiel pour le France. Et quand on parle de la France, on ne peut pas s’arrêter aux effets de manche et aux incantations. Car la France exige le meilleur de chacune et chacun d’entre nous.

Je suis fier aujourd’hui d’accorder mon parrainage à François Fillon et de l’assurer de mon amitié constante et fidèle.

Je vous remercie.

 

Elections
2014
# TWITTER
2014
2014
# FACEBOOK
2014
2014
# A LIRE
2014
La nation française, un héritage en partage : rapport de Gérard Larcher Président du Sénat au Président de la République
>> lire sur calaméo
>> Télécharger
2014
Retrouvez mon projet pour le Sénat "Le Sénat peut Relever la République" envoyé aux Sénatrices, aux Sénateurs et à l'ensemble des candidats aux sénatoriales pendant l'été....
>> Télécharger
2014
# Albums
2014
2014
>> Les photos
2014
# CONTACT
2014
SENAT
15 rue de Vaugirard
75006 Paris
Tél : 01 42 34 36 78
g.larcher@senat.fr
2014
PERMANENCE
7 bis rue Ferdinand Dreyfus
78120 Rambouillet
Tél : 01 34 83 15 92
larcher.permanence@gmail.com

Jours d'ouverture :
Les lundis de 8h45 à 12h et de 13h30 à 17h30
Les jeudis de 14h30 à 17h30
Les vendredis de 8h45 à 11h15 et de 13h30 à 17h30
Les samedis de 9h00 à 12h

Sa collaboratrice parlementaire, Catherine Pignol, est à votre disposition :
Les lundis et vendredis de : 8h45 à 11h15 et de 13h30 à 16h15
Un samedi sur deux de 9h00 à 12h00
2014
>> Contact
2014
2014
2014
2014
© 2016 Gérard Larcher      Mentions légales  |  Liens