13/05/2016

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Le Parisien : "Dans la majorité, cest Kramer contre Kramer"

Gérard Larcher : « Dans la majorité, c'est Kramer contre Kramer »

Propos recueillis par Olivier Beaumont @olivierbeaumont | | MAJ :
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Gérard Larcher.
Gérard Larcher. (LP/Olivier Lejeune.)

Deuxième personnage de l'Etat, le président (LR) du Sénat Gérard Larcher compte retoucher le texte de la loi El Khomri malgré le 49-3. Ce soutien de François Fillon s'inquiète du tournant trop libéral de la campagne de la primaire à droite.



Le gouvernement a choisi le passage en force de la loi El Khomri. Avait-il vraiment le choix ?
Gérard Larcher. On a toujours le choix. Manuel Valls a utilisé cette arme constitutionnelle majeure qu'est le 49-3 pour finalement pas grand-chose. Soyons honnête : il n'y a plus rien dans ce texte. Tout ça pour ça ! Nous sommes face à un gouvernement qui n'a plus de majorité et ressort très affaibli de cette séquence. On voit même une partie de la gauche contre une autre partie de la gauche. Ça me fait penser au film « Kramer contre Kramer ».

Valls et son gouvernement doivent-ils démissionner, comme le réclament certains parlementaires de droite ?
Ça dépend de lui-même et du président de la République. En même temps, je pense qu'il faut respecter nos institutions et aller au bout des cinq ans, même si ça va cahin-caha. Je déplore seulement un quinquennat pour rien.

Le texte va maintenant être examiné au Sénat. Qu'allez-vous faire ?
Le 49-3 n'existe pas au Sénat. Le projet de loi va d'abord passer chez nous en commission, à partir du 1er juin, puis il sera examiné en séance à partir du 13 juin. Il y aura un vrai débat qui va durer deux semaines.

Vous comptez retoucher beaucoup de choses ?
On va revenir à minima à la version initiale de la loi El Khomri — celle que nous étions prêts à soutenir — et ajouter des mesures pour la compétitivité des entreprises.

Donc machine arrière toute ?
Soyons clairs : la première version nous allait très bien, elle allait dans le bon sens même si elle n'était pas parfaite. J'aurais pu la proposer quand j'étais ministre du Travail !

Que voulez-vous remettre dans le texte ?
On va travailler sur plusieurs axes : la question du temps de travail avec la sortie des 35 heures ; celle de la négociation collective qui doit à nos yeux se faire en priorité au niveau de l'entreprise ; la flexibilité, avec par exemple la question du périmètre de la définition du licenciement économique ; ou encore la réforme en profondeur de la formation professionnelle et de l'apprentissage.

Quand elle retournera devant l'Assemblée, cette nouvelle version sera forcément retoquée, et le gouvernement utilisera de nouveau le 49-3...
Peut-être, mais notre version ne finira pas dans la corbeille : elle nourrira une proposition de loi déposée très certainement cet automne. Et elle sera à la disposition du prochain gouvernement dans le cadre de l'alternance. En clair, une fois élu, le nouveau président aura sa loi Travail déjà livrée clés en main !

Mais les Français sont ils prêts à suivre ces mesures ? La colère de la rue ne vous interpelle pas ?
C'est une question de méthode. Le président de la République a fait ce texte sans aucun dialogue avec les organisations professionnelles. Grave erreur.

Que pensez-vous du grand tournant libéral des candidats à la primaire de la droite ?
Tout le monde sait qu'il n'y a que l'économie de marché qui fonctionne. Mais attention à ne pas aller trop loin. Car il faut aussi un projet social et sociétal. L'économie de marché d'un côté, tout en conservant le rôle de régulation de l'Etat qui est essentiel. C'est ma dimension gaulliste, je suis un libéral-social.

Ces derniers jours, on a vu des manœuvres pour déstabiliser l'organisation de la primaire.  Cela fragilise l'élection ?
J'affirme que cette primaire est incontournable et elle aura lieu ! Pour qu'elle soit un succès politique, elle doit être une réussite numérique (plus de 3 millions de votants), elle doit être éthique et transparente. Hors de question de repartir sur des soupçons de fraude. Il y a en ce moment des discussions pour savoir si on fait un vote papier ou électronique pour les électeurs français de l'étranger. Nous allons proposer une solution alliant les deux techniques.

Que voulez-vous dire aux candidats ?
Que chacun mesure la responsabilité qu'il a devant les Français. Ce pays va mal. Et je ne voudrais pas d'un syndrome autrichien (NDLR : le candidat d'extrême droite est au second tour de la présidentielle le 22 mai) avec une victoire de l'extrême droite. Soyons à la hauteur de la France.

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